Vers la réouverture des postes frontaliers terrestres algériens pour pénétrer les marchés extérieurs

ALGER-Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a affirmé jeudi à Alger que son secteur œuvrait actuellement,

en collaboration avec d’autres secteurs ministériels à la réouverture des postes frontaliers terrestres algériens en faveur des exportateurs, dans le cadre de l’augmentation des revenus hors hydrocarbures.

Répondant à une question orale du sénateur, Noueddine Bellatreche (FLN) sur l’évaluation de la situation économique du pays et des moyens susceptibles de diversifier l’économie nationale lors d’une séance plénière, présidée par Salah Goudjil, président du Conseil, M. Rezig a souligné que son « département œuvre en collaboration avec d’autres secteurs à lever toutes les entraves rencontrées par les opérateurs économiques pour pénétrer les marchés extérieurs, à travers l’ouverture des postes frontaliers terrestres algériens », ajoutant qu’il sera procédé bientôt à l’ouverture des postes frontaliers de Debdeb et Taleb-Larbi, situés respectivement dans les wilayas d’Illizi et Oued Souf.

En 2020, les revenus du commerce de troc avec le Mali et le Niger étaient estimés à 70 milliards de dinars, a-t-il soutenu.

Il a ajouté, en outre, que l’économie algérienne s’oriente actuellement vers l’ouverture aux marchés extérieurs, notamment dans le cadre de la Zone de Libre échange africaine (Zlecaf).

A cet effet, M. Rezig a salué la création d’une instance au niveau du ministère des Affaires étrangères chargé exclusivement de la dynamisation de la diplomatie économique algérienne à travers plusieurs pays du monde.

Un exposé a été présenté mercredi sur le fichier national du produit algérien lors de la réunion du Gouvernement qui sera mis à la disposition de tous les opérateurs économiques pour faire la promotion de près de 25 000 produits algériens aux niveaux, local et international.

S’agissant de la finalisation de la version actualisée et définitive de la Stratégie nationale d’exportation (SNE) , basée sur l’encouragement des différents secteurs prioritaires, dont l’agriculture et l’agroalimentaire, le ministre a souligné que « les efforts se poursuivent pour sa concrétisation », la SNE ayant été présentée au Premier ministre et sera annoncée officiellement une fois adoptée par le Gouvernement.

Des infractions de non utilisation de la langue arabe dans les enseignes des locaux commerciaux

Après avoir mis en avant les efforts consentis par les différents secteurs pour le développement de l’économie nationale, le ministre a fait savoir que les quantités agricoles produites ont dépassé, au cours des deux dernières années, le volume d’exportation des hydrocarbures, ce qui témoigne, a-t-il dit, des capacités importantes qui peuvent être exploitées en matière d’investissement dans l’industrie manufacturière en dépit de la pandémie.

M.Rezig a rappelé que la production agricole avait atteint, en 2020, près de 25 Mds USD, contre 23 Mds USD en 2019, tandis que le montant des exportations algériennes de dattes avait atteint, en 2019, près de 64 millions USD, soit une hausse de près de 50% par rapport à 2016 où le montant avoisinait 34 millions USD.

Concernant les incidences de la mauvaise gestion, le ministre a déclaré : »nous sommes pas en mesure de changer du jour au lendemain la réalité de corruption qui a prévalu des années durant. Le gouvernement actuel ne saurait être tenu pour responsable pour des années de mauvaise gestion du marché algérien ».

Il a souligné, en outre, le rôle du soutien indirect aux familles démunies à traves le règlement de plusieurs problèmes dans le marché.

Répondant à une question du sénateur Ghazi Djabri (FLN) sur l’utilisation de la langue française au lieu de la langue arabe dans les enseignes des locaux commerciaux, M. Rezig a rappelé que la loi algérienne obligeait effectivement l’usage de la langue arabe dans les enseignes des locaux commerciaux et les panneaux publicitaires.

Soulignant, dans un contexte, que la constatation des infractions relatives à l’utilisation d’une autre langue que l’arabe dans les enseignes des locaux commerciaux ne relevait pas des prérogatives des agents relevant du ministère du Commerce, M. Rezig a annoncé que son secteur s’attèle actuellement à l’amendement des lois afin de permettre aux agents du ministère du Commerce de délivrer des PV concernant ces infractions.

Source : https://www.aps.dz/economie/119675-vers-la-reouverture-des-postes-frontaliers-terrestres-algeriens-pour-penetrer-les-marches-exterieurs