L’industrie intégrée mise en avant

Le ministère de l’Industrie réitère son engagement envers les investisseurs, qui adhérent à la nouvelle vision.

En vue de réorganiser l’activité industrielle et permettre aux opérateurs de se frayer un chemin dans le domaine de l’intégration, le ministère de l’Industrie vient de «finaliser les dernières procédures de présentation du projet de décret exécutif et du cahier des charges fixant les conditions et les modalités d’admission au bénéfice des régimes préférentiels des opérateurs exerçant les activités de production des produits et équipements électroniques et électroménagers, pour la signature du Premier ministre», précise un communiqué du ministère.


Il faut dire que la condition incontournable posée par les pouvoirs publics en matière de respect du taux d’intégration, dans l’acte d’investir, représente un renforcement de la notoriété déjà acquise pour certains producteurs algériens, qui se sont imposés sur le marché local et sur les marchés internationaux.
À cet effet, le ministère a assuré que «ces textes ne visent pas à bloquer l’activité dans ces domaines, mais ont pour objectif de permettre aux opérateurs ayant atteint les taux d’intégration requis, de bénéficier des avantages fiscaux accordés par l’Etat dans le cadre du régime fiscal préférentiel».
Une sélection qui vise à encourager la protection de la production nationale et son orientation vers un redressement des pratiques commerciales, qui ont été érigées en mode de gestion pour servir les importations déguisées. Il faut dire que les nouveaux paradigmes de gestion et de suivi prennent leurs premiers repères dans de telles mesures qui font barrière à l’appétit vorace des barons des conteneurs et des spéculateurs qui, durant des décennies, ont fait leur beurre au détriment de l’émergence d’une réelle industrie à même d’impacter la croissance économique et préserver les chances d’une relance efficicente.
Dans cette optique et afin de donner à l’activité de la production d’électroménager et de produits électroniques, tous les atouts pour renaître et prospérer, le ministère de l’Industrie a indiqué que «compte tenu de l’urgence et de la détermination de l’Etat à relancer toutes les activités dépendantes des compétences et des ressources locales, y compris cette importante filière, il n’y aura plus de place pour l’importation subventionnée, au détriment d’une industrie marginalisée par des méthodes qui ne servent pas l’économie nationale». C’est, on ne peut plus clair, la rupture avec les anciennes pratiques qui semble être consommée et, désormais, les dilapidations assassines, orchestrées par l’oligarchie et l’ancien régime, sont bannies par le truchement des nouvelles modalités.
Dans ce sens, le ministère de l’Industrie réitère son engagement envers les investisseurs, qui adhérent à cette nouvelle vision, indiquant que «les opérateurs, qui se sont engagés ou veulent s’engager, dans la logique de l’industrie intégrée, vont s’adapter aux textes législatifs qui les servent ainsi que leurs ouvriers en tant que producteurs, mieux qu’à l’ancien dispositif».
À cet effet et dans le but d’établir un état des lieux qui balisera le chemin vers la concrétisation de cette vision, le ministère de l’Industrie a annoncé «la mise en place d’un groupe de travail au niveau du ministère qui étudie les dossiers approuvés depuis 2000, afin d’évaluer leur conformité avec le dispositif législatif en vigueur, notamment en ce qui concerne l’atteinte du taux d’intégration fixé par les cahiers des charges et l’identification des opérateurs qui ont atteint les taux d’intégration promis et ceux dont l’activité n’a pas dépassé l’importation déguisée». 

Ali AMZAL

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