Conséquences de la COVID-19 : Comment aider les PME à surmonter la crise ?

Les autorités fiscales, en particulier dans les pays en développement, ont un rôle essentiel  à jouer dans l’évaluation et le suivi des besoins et des difficultés des PME, selon une analyse publiée sur le site de la BM.

Les petites et moyennes entreprises représentent plus de 90% du tissu économique dans de nombreux pays, comme c’est le cas de l’Algérie sachant qu’une grande partie d’entre elles sont des micro-entreprises. Une configuration qui explique que la plupart des PME, fragilisées par les difficultés financières, sont les premières à subir les conséquences de la crise sanitaire. «Les PME jouent un rôle essentiel dans l’économie mondiale, en particulier dans les pays en développement. Alors que la plupart des entreprises de la planète sont aux prises avec les conséquences de la Covid-19, les PME sont particulièrement fragiles et peuvent se retrouver à court de liquidités pour poursuivre leurs activités», indique une analyse publiée, hier, sur le site de la Banque mondiale. Cette dernière reprend de récentes données selon lesquelles «58% des PME ont fait état d’une baisse de leurs ventes par rapport au même mois de l’an dernier. Plus de la moitié d’entre elles (51 %) déclarent avoir subi plus de 50 % de pertes, et beaucoup n’ont pas résisté à la crise». Tout comme en Algérie, les autorités de différents pays «ont pris diverses mesures fiscales pour atténuer les tensions provoquées par la pandémie : report du paiement des impôts ou des cotisations sociales, prolongation des délais déclaratifs, baisse des taux d’imposition, exonération ou annulation du paiement des taxes, remise des intérêts ou des pénalités de retard ou encore remboursements accélérés», note l’étude. Cependant, en dépit de ces efforts, et malgré une relative reprise de l’économie dans certains pays, une deuxième vague épidémique pourrait constituer un facteur de rechute, d’autant plus que de nombreuses entreprises «sont menacées d’insolvabilité». «Une planification stratégique est donc primordiale, tant du point de vue de la politique fiscale que de l’administration fiscale, afin d’aider les entreprises à se redresser, et en particulier les PME», recommande cette analyse. Ainsi, l’administration fiscale peut par exemple «assumer de nouvelles responsabilités pour soutenir des mesures gouvernementales plus larges et contribuer à faire face aux conséquences de la pandémie». Aussi, l’analyse souligne l’importance pour les autorités fiscales de «surveiller et analyser en permanence l’impact prolongé de la crise». En effet, «à court terme, ces politiques peuvent aider les entreprises à résoudre leurs problèmes de trésorerie et à survivre, mais à moyen et long terme, les autorités pourront être amenées à augmenter prudemment les recettes fiscales afin de faciliter la reprise et renforcer la résilience de l’économie». Selon l’analyse, «l’enjeu ne sera plus tant d’apporter un soutien direct que de renforcer les capacités pour adapter l’économie à de nouvelles demandes après la pandémie». Par conséquent, «il pourra être nécessaire de reconsidérer la structure fiscale actuelle, de revoir les politiques dans ce domaine et d’étendre la numérisation des systèmes fiscaux». Dans cette optique, l’étude suggère que les gouvernements saisissent cette occasion «en mettant en place des initiatives fiscales appropriées et, ce faisant, renforcer la viabilité budgétaire à long terme. Les autorités fiscales, en particulier dans les pays en développement où le secteur informel est plus important, ont un rôle essentiel à jouer dans l’évaluation et le suivi des besoins et des difficultés des PME, ainsi que dans la fourniture du soutien nécessaire», conclut l’analyse.
D. Akila

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