Investissement : Maintenir la dynamique des réformes

Le dernier rapport «Perspectives des politiques d’investissement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord»,

publié le 11 mai par l’OCDE, met en avant les «progrès considérables accomplis en matière de politiques d’investissement par les gouvernements de la région tout au long de la dernière décennie».

L’Algérie, entre autres pays concernés par cette étude, a «promulgué de nouvelles lois sur l’investissement» et «adopté de nombreuses réformes visant à améliorer la législation sur l’investissement». L’Algérie, parmi les huit économies étudiées, est citée parmi les pays où «la dynamique de réforme devra se maintenir et se confirmer pour que les bénéfices liés à l’investissement soient partagés au sein de la société dans son ensemble et pour que la croissance soit durable», particulièrement dans ce contexte de pandémie de Covid-19 et ses répercussions sur les économies mondiales. Le rapport indique dans ce sens que «les économies d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont engagé d’importantes réformes au cours des dix dernières années pour améliorer les conditions d’investissement dans leurs pays». Néanmoins, précisent les experts de l’OCDE, «des efforts supplémentaires seront néanmoins nécessaires pour mobiliser l’investissement en faveur d’un développement plus inclusif et plus durable et favoriser la reprise après la crise économique provoquée par la pandémie mondiale». En effet, relève le rapport, «certaines difficultés structurelles communes aux huit économies», y compris l’Algérie, «pèsent également depuis longtemps sur les avantages offerts par l’IDE, ce qui a entravé l’essor d’un secteur privé dynamique, concurrentiel et fondé sur des règles» alors que «la pandémie de Covid-19 et la crise économique actuelle sont également sources de défis supplémentaires pour certains pays». Dans cette optique, les réformes conduites en Algérie, entre autres, au cours de ces dix dernières années, jusqu’en 2020 «ont également visé à ouvrir partiellement les marchés aux investisseurs étrangers». Selon ce même rapport, «l’IDE dans le secteur manufacturier, exprimé en pourcentage du total de l’investissement de création, a augmenté en Algérie». Aussi, «les entrées d’IDE dans les secteurs de biens exportables comme les ressources naturelles ou l’industrie légère ont aidé la plupart des économies MENA examinées à prendre part aux chaînes de valeurs mondiales». Le rapport indique, à ce titre, que «l’Algérie, par exemple, a dopé ses exportations de produits de base». Au titre des conclusions, le rapport insiste sur le fait que dans le cadre de leur action, «les pouvoirs publics doivent mettre en place des mécanismes appropriés de suivi et d’évaluation des réformes envisagées, s’efforcer d’améliorer le climat des affaires et de l’investissement». Les huit économies de la zone MENA examinées, notamment l’Algérie qui a opéré d’importants aménagements dans sa législation régissant l’investissement, l’IDE notamment, en supprimant la règle 49/51 excepté pour les secteurs jugés stratégiques tels que définis par l’Etat, dans le sillage de la LF 2021, «pourraient mieux définir leurs objectifs et leurs cibles en matière d’investissement, et assortir leurs stratégies de promotion de l’investissement d’indicateurs clés de performance afin d’accroître la transparence des objectifs et améliorer le suivi et l’évaluation de l’action» ainsi que des données liées au secteur.

D. Akila

Source : https://www.elmoudjahid.com/fr/economie/investissement-maintenir-la-dynamique-des-reformes-9914

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